C’est un titre original n’est-ce pas ? Vous l’avez compris, l’objectif n’est pas de rater sa vente, mais de la réussir. Pour étayer mes propos, je m’appuierai sur quelque chose que j’ai vécu récemment…

Bien décidé à m’acheter un costume, je rentre très enthousiaste chez un tailleur italien. Comme cela se fait habituellement, le vendeur me laisse le temps de regarder les vêtements avant de me lancer le fameux : « Je peux vous aider ? ».

C’est alors que je lui exprime mon désir d’acheter un « costard ».

« Costume. », me corrige-t-il.

Même si cela me crispe, je le suis gaiement jusqu’au bon rayon.

« Quelle couleur souhaitez-vous ?, me demande-t-il.

– Gris ou bleu foncé.

– Bleu marine. D’ailleurs, nous laisserons le gris de côté car c’est une couleur qui est plutôt destinée aux personnes plus âgées. Cela vous ferait un mauvais teint. »

homme énervé

Concrètement, le vendeur vient de me reprendre pour la deuxième fois et me dit que j’ai des goûts de vieux. Malgré tout, je ne veux pas repartir les mains vides et continue la conversation.

Finalement, je trouve un modèle qui me plaît, je l’essaye, puis demande :

« Je trouve que les épaulettes me vont mal, qu’en pensez-vous ?

– Pour une cérémonie, c’est ce genre de costume que je conseille. Les épaulettes ont la même forme sur moi, donc je ne sais pas quoi vous dire. », me répond-t-il visiblement agacé.

Trop c’est trop. Premièrement, pourquoi sous-entend-il que je m’habille pour une cérémonie ? Pourquoi ne sait-il pas me répondre sur la manière dont on porte un costume alors que c’est son métier ?

Evidemment, je lui rends la veste et sors de la boutique. Mais quelle est la morale ?

1. Un discours pas adapté

blablabla

Corriger la formulation des requêtes d’une personne qu’on ne connaît pas et de manière intempestive, ça n’est pas envisageable. Parfois, les clients sont candides dans nos domaines d’activité et mis à part les froisser, ces interactions ne servent à rien, bien au contraire.

Par ailleurs, après m’avoir demandé quels étaient mes goûts, il les critique. J’aurais préféré qu’il me dise :

« C’est un très bon choix. Le bleu marine est une couleur très en vogue et je pense qu’elle vous irait bien au teint, on commence par ça ? »

Mieux n’est-ce pas ?

2. Les aprioris

s

Non seulement son approche n’était pas très originale, mais en plus il veut me vendre un costume sans connaître le type d’événement pour lequel je souhaite le porter ?

Un client a toujours besoin de se sentir compris. J’aurais réellement apprécié qu’il s’intéresse à moi et me pose les bonnes questions.

Il a raté une vente facile : je voulais vraiment repartir avec un sac rempli de belles choses. Son discours n’était pas adapté et son manque d’écoute frisant le désintérêt ont eu raison de ma motivation.

Pour conclure, vendre c’est : écouter, analyser et comprendre les demandes dans le but de proposer une solution. Maintenant, à vous de foncer !

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